Les Brodeurs de Mots

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 Histoire sans fin

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Loli
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MessageSujet: Histoire sans fin   Ven 17 Déc 2010 - 20:30

Il y a eu un moment où les jeux fleurissaient (qui a dit, pyramide de mots, charades-livres, mot à mot...) Mais il n'y en a plus de nouveaux depuis un bout de temps. Je vous en propose donc un autre ;)
La règle est simple : un membre écrit une phrase et le suivant écrit la suite de l'histoire en une phrase, ainsi de suite. Évitez juste les choses sans aucun rapport ("la princesse chante dans son château" "Séraphine achète des bonbons pour son anniversaire") !
Je commence donc ^^

"Il faisait froid ce jour-là, et elle marchait d'un pas rapide."

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Rien n'était résolu quand le combat était fini, mais plus rien n'avait d'importance.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Ven 17 Déc 2010 - 22:05

Il fesait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 16:48


Il fesait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 19:22

Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 19:25

Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 19:42


Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.


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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 19:49

Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 19:51


Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 19:55

Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmer qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 20:00


Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmer qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 20:28

Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmer qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.


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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Dim 19 Déc 2010 - 22:20

Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Lun 20 Déc 2010 - 14:53

Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Lun 20 Déc 2010 - 18:06


Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonal.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Lun 20 Déc 2010 - 18:19


Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 14:32

l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 15:19

l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait

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Fallait bien lui trouver un nom, non ?

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 16:14

l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 18:25

[quote="Fraisy"]l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt. Cependant, ce ne sera pas nécessaire. Monsieur Chang a désiré prendre un peu de repos. Vous êtes licenciée..., sussura-t-il en sortant un revolver.
De grosses plaques rouges morcelèrent le visage pâle de la pauvre femme. Elle se précipita vers la sortie mais en ouvrant la porte elle se retrouva nez à nez avec un immense type en smoking noir.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 19:54

l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt. Cependant, ce ne sera pas nécessaire. Monsieur Chang a désiré prendre un peu de repos. Vous êtes licenciée..., sussura-t-il en sortant un revolver.
De grosses plaques rouges morcelèrent le visage pâle de la pauvre femme. Elle se précipita vers la sortie mais en ouvrant la porte elle se retrouva nez à nez avec un immense type en smoking noir. Elle eut d'abord peur que ce ne soit un comparse du balafré. Voyons qu'il n'avait pas l'air agressif, elle espéra un bref instant que l'homme était un brave héros qui allait la sauver.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 20:42

l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt. Cependant, ce ne sera pas nécessaire. Monsieur Chang a désiré prendre un peu de repos. Vous êtes licenciée..., sussura-t-il en sortant un revolver.
De grosses plaques rouges morcelèrent le visage pâle de la pauvre femme. Elle se précipita vers la sortie mais en ouvrant la porte elle se retrouva nez à nez avec un immense type en smoking noir. Elle eut d'abord peur que ce ne soit un comparse du balafré. Voyons qu'il n'avait pas l'air agressif, elle espéra un bref instant que l'homme était un brave héros qui allait la sauver. N'empêche c'était à se demander ce que tant d'humains de sexe masculins venaient faire dans les toilettes pour femmes ! Laissant cette pensée s'échapper, elle sourit à l'homme à travers les larmes qui commençaient à couler.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 21:08


l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt. Cependant, ce ne sera pas nécessaire. Monsieur Chang a désiré prendre un peu de repos. Vous êtes licenciée..., sussura-t-il en sortant un revolver.
De grosses plaques rouges morcelèrent le visage pâle de la pauvre femme. Elle se précipita vers la sortie mais en ouvrant la porte elle se retrouva nez à nez avec un immense type en smoking noir. Elle eut d'abord peur que ce ne soit un comparse du balafré. Voyons qu'il n'avait pas l'air agressif, elle espéra un bref instant que l'homme était un brave héros qui allait la sauver. N'empêche c'était à se demander ce que tant d'humains de sexe masculins venaient faire dans les toilettes pour femmes ! Laissant cette pensée s'échapper, elle sourit à l'homme à travers les larmes qui commençaient à couler. Gêné, l'homme bafouilla une excuse comme quoi il avait oublié ses lunettes et s'était trompé de porte, et s'excusa encore en voyant l'homme derrière, se doutant qu'il avait interrompu quelque chose, même s'il se fourvoyait grandement quant à cette chose.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 22:05

l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt. Cependant, ce ne sera pas nécessaire. Monsieur Chang a désiré prendre un peu de repos. Vous êtes licenciée..., sussura-t-il en sortant un revolver.
De grosses plaques rouges morcelèrent le visage pâle de la pauvre femme. Elle se précipita vers la sortie mais en ouvrant la porte elle se retrouva nez à nez avec un immense type en smoking noir. Elle eut d'abord peur que ce ne soit un comparse du balafré. Voyons qu'il n'avait pas l'air agressif, elle espéra un bref instant que l'homme était un brave héros qui allait la sauver. N'empêche c'était à se demander ce que tant d'humains de sexe masculins venaient faire dans les toilettes pour femmes ! Laissant cette pensée s'échapper, elle sourit à l'homme à travers les larmes qui commençaient à couler. Gêné, l'homme bafouilla une excuse comme quoi il avait oublié ses lunettes et s'était trompé de porte, et s'excusa encore en voyant l'homme derrière, se doutant qu'il avait interrompu quelque chose, même s'il se fourvoyait grandement quant à cette chose.Suivant sa pensée, Elisabeth rougit violemment, mais, laissant sa dignité de côté, elle décida de profiter de l'erreur de l'homme.
-Au... au secours... il voulait... me...
L'homme, en voyant ses larmes couler librement à présent, ne chercha pas plus loin. Cette femme était en danger, elle était fragile, et l'homme avait essayé de lui reprendre sa liberté. Il passa à l'action.
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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 22:28

l faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt. Cependant, ce ne sera pas nécessaire. Monsieur Chang a désiré prendre un peu de repos. Vous êtes licenciée..., sussura-t-il en sortant un revolver.
De grosses plaques rouges morcelèrent le visage pâle de la pauvre femme. Elle se précipita vers la sortie mais en ouvrant la porte elle se retrouva nez à nez avec un immense type en smoking noir. Elle eut d'abord peur que ce ne soit un comparse du balafré. Voyons qu'il n'avait pas l'air agressif, elle espéra un bref instant que l'homme était un brave héros qui allait la sauver. N'empêche c'était à se demander ce que tant d'humains de sexe masculins venaient faire dans les toilettes pour femmes ! Laissant cette pensée s'échapper, elle sourit à l'homme à travers les larmes qui commençaient à couler. Gêné, l'homme bafouilla une excuse comme quoi il avait oublié ses lunettes et s'était trompé de porte, et s'excusa encore en voyant l'homme derrière, se doutant qu'il avait interrompu quelque chose, même s'il se fourvoyait grandement quant à cette chose.Suivant sa pensée, Elisabeth rougit violemment, mais, laissant sa dignité de côté, elle décida de profiter de l'erreur de l'homme.
-Au... au secours... il voulait... me...
L'homme, en voyant ses larmes couler librement à présent, ne chercha pas plus loin. Cette femme était en danger, elle était fragile, et l'homme avait essayé de lui reprendre sa liberté. Il passa à l'action. N'écoutant que son viril instinct protecteur, il fonça sur le balafré, levant le point en un geste héroïque.

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MessageSujet: Re: Histoire sans fin   Mar 21 Déc 2010 - 22:46


Il faisait froid ce jour là et elle marchait d'un pas rapide. Elle releva la tête et contempla la longue file de voitures à l'arrêt.
-Putain de grève, marmonna-t-elle en rentrant le menton dans son écharpe
Sur ce, elle s'agrippa à son sac à main bon marché, et, ignorant les flocons qui avaient commencé à danser autour de ses yeux, elle se dirigea vers la grande porte en verre de l'autre côté de la route. Après une légère hésitation, elle poussa la poignée en bronze et pénétra dans un grand hall. Ses talons aiguilles résonnaient sur le marbre. Elles rougit de faire autant de bruit ; elle préférait passer inaperçue, se fondre dans la masse, demeurer invisible, et elle rougit encore plus, attirant encore plus les regards, convergeant les attentions vers sa silhouette élancée. Son calvaire prit fin lorsqu'elle arriva devant la standardiste :
- Puis-je vous aidez, s'enquit cette dernière.
Il y eut un instant de gêne dans lequel elle hésitait sur ce qu'elle pouvait lui confier : que savait cette femme? Était elle au courant de... sa mission particulière?
Elle vérifia de suite :
- Je suis Mademoiselle Enlunh.
-Et ? Vous avez rendez-vous ?
Zut. Voilà qui lui compliquait la tâche. M.Chang lui avait pourtant affirmé qu'il serait présent, et qu'il lui arrangerait une intrusion facile. Où diable était il passé?
Il ne lui restait plus qu'une chose à faire. Elle se plia en deux, la main sur la bouche.
-Toilettes ?
La standardiste ouvrit de grand yeux affolés à la seule idée que le marbre puisse être sali et pointa un couloir sur la gauche. Parfait.
Elle fit mine de courir vers celles des dames, sachant très bien que, derrière elle, la standardise la suivait des yeux, inquiète. Une fois dans les toilettes, elle ferma la porte... et ne put étouffer une exclamation de surprise.
Un homme se tenait accoudé au radiateur. Il lui tournait le dos et pianotait nerveusement sur la canalisation chaude.
-Vous êtes en retard, pesta-t-il sans se retourner avec une espèce d'accent nordique.
La jeune femme s'approcha lentement et souffla de sa voix douce:
-J'ai à parler avec Monsieur Chang.
L'homme ne répondit pas tout de suite. Il se retourna, lentement, laissant apparaître son visage, jusque là perdu dans l'obscurité. Il aurait put être beau. Il aurait dû l'être. Mais une balafre lui scindait le visage en deux, en diagonale. Comme un mauvais sourire, improbable, celui malicieux mais si terrible de la connerie humaine. Et il était humain, sans aucun doute : cela se voyait à ses petits yeux cruels, renfoncés dans leurs orbites. Elisabeth frissonna. Cet homme ne lui plaisait pas, n'avait-elle pas fait une erreur en lui disant qui elle cherchait? Elle crut bon de s'excuser, elle ne se doutait pas que le rendez vous avait lieu dans un endroit pareil...
-Je comprends, coupa l'homme, abrupt. Cependant, ce ne sera pas nécessaire. Monsieur Chang a désiré prendre un peu de repos. Vous êtes licenciée..., sussura-t-il en sortant un revolver.
De grosses plaques rouges morcelèrent le visage pâle de la pauvre femme. Elle se précipita vers la sortie mais en ouvrant la porte elle se retrouva nez à nez avec un immense type en smoking noir. Elle eut d'abord peur que ce ne soit un comparse du balafré. Voyons qu'il n'avait pas l'air agressif, elle espéra un bref instant que l'homme était un brave héros qui allait la sauver. N'empêche c'était à se demander ce que tant d'humains de sexe masculins venaient faire dans les toilettes pour femmes ! Laissant cette pensée s'échapper, elle sourit à l'homme à travers les larmes qui commençaient à couler. Gêné, l'homme bafouilla une excuse comme quoi il avait oublié ses lunettes et s'était trompé de porte, et s'excusa encore en voyant l'homme derrière, se doutant qu'il avait interrompu quelque chose, même s'il se fourvoyait grandement quant à cette chose.Suivant sa pensée, Elisabeth rougit violemment, mais, laissant sa dignité de côté, elle décida de profiter de l'erreur de l'homme.
-Au... au secours... il voulait... me...
L'homme, en voyant ses larmes couler librement à présent, ne chercha pas plus loin. Cette femme était en danger, elle était fragile, et l'homme avait essayé de lui reprendre sa liberté. Il passa à l'action. N'écoutant que son viril instinct protecteur, il fonça sur le balafré, levant le point en un geste héroïque. De toute évidence, il n'avait pas comprit le danger, ni vu l'arme noire chargée pointée sur lui.
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