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 Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES

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Loli
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MessageSujet: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Dim 29 Jan 2012 - 14:36

Oyez Oyez.

Au départ vous deviez poster vos textes sous le sujet, mais étant donné qu'on a déjà deux pages de commentaires, je pense que ce sera plus simple de s'y retrouver avec les textes et les critiques séparés du reste. C'est-à-dire ici.
Sauf retards, le 30, ils devraient tous être là. Si ce n'est pas le cas mais que je les ai reçus, je m'en chargerais évidemment, sinon faites-le vous-mêmes (comme ça, si vous avez quelque chose à ajouter, ce sera mieux ^^).

Les autres membres peuvent évidemment commenter. \o/

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Rien n'était résolu quand le combat était fini, mais plus rien n'avait d'importance.
Chuck Palahniuk
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Herbe Folle
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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mar 31 Jan 2012 - 15:00

Parce que je suis courageuse (et très curieuse).


Sans voile le bateau s’échoue, sans adrénaline ma vie s’écroule. Sors de ma tête, je te dis, sors. Sans envie, sans espoir le monde tourne encore. L’homme se croit indispensable mais personne n’a jamais compris pourquoi il avait été inventé, pourquoi il avait atterri ici. Sors, sors.

Le vent s’engouffre dans son manteau, ses cheveux auburn se prennent dans ses cils, le froid lui tire des larmes qu’elle ne sent pas glisser le long de ses pommettes saillantes.

Le brouillard de son cœur n’arrive pas jusqu’à son cerveau, elle voudrait étouffer sa voix avec. La camoufler, la noyer, ne plus jamais l’entendre, rester seule là-haut. Qu’elle rejoigne les nuages ! Après tout n’était-ce pas sa place ?

Son crâne résonne, la déchire, comme si on la lardait de l’intérieur, comme si on la piquait de milliers d’aiguilles.

Tout le monde me parle de bonheur en ce-moment. On m’a dit « comment prétendre au bonheur si on n’en donne pas nous-même ? ». Et comment ça se donne le bonheur ? Et si on n’a pas envie d’en donner ? Les gens ont l’art de répondre aux questions en en provoquant d’autres. Ils sont si inutiles. Tais- toi, tais toi !

Elle hurle. Il n’y a personne sur la plage mais si on l’entendait, quel importance ? Elle s’agenouille, la tête entre les mains, se recroqueville dans le sable, enfonce ses mains dedans. Inconsistant. Il file entre ses doigts alors qu’elle croyait le tenir. Tout comme sa raison.

« -Eh, je suis sûre que t’es pas cap’ d’aller jusqu’aux bouées ! Emmy, je te parle, lâche ton bouquin et viens avec moi ! Allez, s’il te plait, tu vas voir on va s’amuser.

Allez la première arrivée aux bouées à gagner ! Mais non t’inquiètes je suis sure qu’on a pied, fait pas ta grande responsable, j’ai pris des cours en troisième, je sais nager. Ne t’inquiètes pas j’ai presque mon brevet de secourisme, si tu coules hop ! je te sauve. Mais oui tu peux me faire confiance, enfin, Emmy !

Trois, deux, un partez ! »

Trois, deux, un partez, hein, petite sœur. Ton brevet de secourisme, tu l’a passé depuis ? J’espère qu’ils t’ont recalé, ça épargnera des vies.
Je sais ! Je sais ! J’ai menti, voilà, j’ai menti, je voulais tellement qu’on rigole toutes les deux, pardonne moi, pardonne moi, Emmy.

Elle roule des yeux déments, s’arrache les cheveux. Elle enlève son manteau, découvrant un t-shirt blanc trop long sur une jupe droite marron fanée. Elle marche jusqu’à la mer, s’enfonce dans les vagues sans grelotter, résolument, elle ne sent plus le sable sous ses pieds, les rochers sont loin et puis, elle se laisse couler, tranquillement, calmement. L’eau envahie ses poumons, elle perd pied, elle se sent bien dans ce monde douloureux.

Tu te souviens du poème que je t’avais écrit ? Tu m’as dit que tu l’aimais mais je sais bien que tu ne l’as pas compris.

« La nuit, alors qu’un magma d’étoiles se consume,
Je rêve éveillée, dans un murmure de coton froissé,
Sous le bruit d’un envol affolé, de sèches feuilles brisées.

Les rayures de ton passé, brûlent, et lèchent âcrement,
Ton reflet dans ce miroir argenté, poli doucement,
Par les siècles sentencieux, poudrés de comètes zébrés.

Sur le fil, le chat lunaire s’égaie,
De l’horloge du temps pend l’aigle,
Sanguinolent. Et pose sur l’homme nu,
L’empreinte de ses serres, acerbes. »

Je te pardonne, Cath.


La voix s’est tue ; Cath sait qu’elle ne lui parlera plus jamais. Sa sœur était si faible. Elle bat puissamment des pieds, émerge tel un missile, respire, respire. Elle sort de l’eau, remet son manteau, plus par habitude qu’autre chose. Cath n’a pas froid, Cath sourit.

___________________



Monde morbide.
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Frite-Acide
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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mar 31 Jan 2012 - 20:10

Bon, vu que le sujet bouge pas beaucoup, à mon tour de poster !

Cet écrit a une suite de prévu, c'est un projet sur lequel je bosse (plus ou moins souvent) depuis plusieurs temps, donc si vous revoyez par la suite certains passages de ce texte-ci dans ceux à venir, il faut pas s'étonner & pour Poulette, c'est "ça" mon projet "top secret", même si là, vous n'avez pas beaucoup d'info, et que tout n'est pas top, top ..!
'FIN BREF, OZEF ! & Bonne lecture (:



________________________________________________________________________________________







Malo



Malo accrocha le dernier miroir sur le mur plein de rayures, un sourire aux lèvres. Il avait fini. Les horloges qui courraient toujours trop vite, les miroirs accusateurs sans reflets, le chat noir à la craie, le crâne torturé... Tout était parfait.

Le visage de Malo se fissura. Il ne manquait qu'une chose. Une personne.
Lowrali, pleurant face au vide de sa vie. Et de son cœur aussi.

Lowrali, ses cheveux fous, ses grands yeux pétillants, son sourire fourbe, et sa peau lattée si douce. Malo n'arrivait toujours pas à oublier son rire éclatant, ni la douceur masculine de sa voix. Il la revoyait encore dans la salle de bain, allongée sur le carrelage froid à attendre que le temps passe et la tue ; que la glace se casse. A attendre la fin d'un cauchemar qui était là depuis le début.
Il se souvenait de ses rêves insensés, de ses peurs et ses larmes traîtresses. Parfois, il apercevait même sa silhouette chétive au détour d'un couloir, qui fuyait la réalité qui l'oppressait. Ses baggies, ses jeans déchirés, ses vieux sweets trop épais... Tout était resté là, caché au fond du placard. Il n'avait pas réussi à les jeter. Pas réussi à l'oublier pour de vrai. Il redessinait encore dans le vide les marques qui faisaient plier son corps; le pansement qui tenait son cœur en vie et les ailes trop lourdes qui n'arrivaient toujours pas à voler malgré ses plaintes sourdes. Il se souvenait de ses cris lorsqu'elle apercevait un chat noir. Le chat de tous ses cauchemars. Peut-être parce que ça lui rappelait celui que sa mère caressait sans cesse, alors qu'elle la laissait se noyer sous l’odeur sucrée des orangers qui l’avaient finalement brisée. Malo écoutait souvent Lowrali parler du jardin de son enfance qu'elle parcourrait seule, le cœur écorché à vif. Il revoyait son visage se tordre en d'atroces grimaces lorsqu'elle se retrouvait face à son reflet menteur, lorsqu'elle voyait les aiguilles de sa montre filer et le temps lui échapper. Il arrivait pas à l'oublier. Sa rudesse, sa vulgarité, sa violence et sa haine. Toutes ces choses qui la rendaient si laide et pourtant si belle... Il n'arrivait toujours pas à les effacer de sa mémoire. Elle avait marqué son corps et son cœur au fer ; ça brûlait de l'intérieur et détruisait l'extérieur. Malo mourrait. Mais Lowrali n'était plus là pour le consoler. Plus là pour l'arracher aux griffes sauvages du monde. Il était seul, maintenant. Elle n'était plus qu'un mirage qui hantait son esprit.

Une illusion qu'il avait enfermé dans ce dernier miroir, pour toujours l'avoir près de lui.
Il le savait : Lowrali était toujours là, nichée dans un coin sombre, à attendre. Attendre que Léo tombe, peut-être ?
Il aurait presque pu rire face à ce souvenir. Il se revoyait allongé près d'elle dans la salle de bain, écoutant Léo pleurer et crier à la mort. Et Lowrali, qui riait presque...

Mais pleurait surtout.
Léo était trop comme elle pour qu'elle puisse vraiment le détester…

<< T'entends, Malo ? Ca fait six mois que Claudia s'est cassée... Et il tombe toujours pas. Je comprends pas pourquoi il s'est pas encore suicidé au lieu de nous péter les oreilles avec ses crises d'hystérique. J'crois bien qu'il l'attend. Tu trouves pas qu'il est con d'espérer comme ça ?
-Je sais pas, Low...
-Si je partais, Malo, tu m'attendrais ? >>


… Mais trop comme Malo pour qu’elle puisse l’aimer.

<< Et toi, Low ? >>
- Moi ? J'aurais jamais à t'attendre... Parce que je sais déjà que c'est moi qui partirais la première. >>


Et elle avait raison.


Elle était partie la première,
Un soir d’hiver
Elle avait mis son long manteau,
Laissé quelques mots
Elle disait qu’elle avait abandonné la guerre,
Son cœur n’étant plus que poussière
Elle laissait derrière elle quelques traînées
D’une odeur suave et sucrée,
Celle des orangers
De souvenirs amères et de larmes salées.

___________________



« Il faut toujours viser la Lune car, même en cas d'échec, on attérit dans les étoiles..~»[/center]





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Mooney
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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mar 31 Jan 2012 - 23:38

Soumission



Dit le félon félin aux grands yeux angéliques :
« Viens, donne-moi ta chair, que je te la déchire,
Que tu sois achevée avant d’être relique,
Criblée de mille aiguilles, triste et mélancolique.
Viens là, auprès du chat, moi, je vais t’affranchir,
Je te terminerai ; écoute le chat mystique.
Ne reste pas ainsi, existence sans être,
Fade et insignifiante, dénuée de caractère,
Dans le miroir des fées, ton reflet est bien piètre.
Mais tu ne veux grandir : voilà donc ta prière. »


Tic-tic-tic le temps passe, et je ne veux pas suivre le Chat Noir : où est le Lapin Blanc ? Les enfants grandissent trop vite, les adultes sont terriblement décevants. Je ne veux pas vieillir, et je ne veux pas de ces formes qui naissent, ces douleurs dans le bas-ventre et ces poils qui croissent sur ma peau juvénile. Je crois voir des esprits et des choses qui ne sont pas, des milliers d’horloges pendues comme des cadavres au plafond, des milliers d’horloges rondes comme des entités féminines. Bientôt, je serai comme elle, malgré moi, bon gré du monde et du temps.
Et je ne désire pas être femme, je ne désire pas être parée comme une demoiselle, ni coiffée ainsi, être l’une de ces jeunes filles en fleur à l’ombre desquelles les garçons s’appuient. J’étouffe, je faiblis peu à peu et je me deviens au fur et à mesure des tic-tic-tic des horloges ridées un cadavre.
Dois-je, pour survivre, me recroqueviller dans un recoin de ma cage, que vous avez recouverte de papier peint et laisser mon extérieur devenir l’être que vous voulez que je sois ? Vous avez orné les murs de rayures, comme celles des barreaux de prisons. Désespérante condition. Et il y a encore pire fléau : vos paroles hypnotisantes ont amené une partie de moi-même à me renier, l’enfant-rêve, l’enfant-illusionné. Cette garce a tenté de recoller les pans de tissu rayé que j’avais arraché.
Laissez-moi rester une éternelle enfant, vivre dans mes fantaisies innocentes et ne pas rentrer dans votre jeu malsain, ô voies doucereuses et envoûtantes qui me vendez le diable. Ou alors permettez-moi de me fracasser le crâne avant d’être vous et ce que vous voulez que je sois.
Je rêvais d’être puissante fée, ou belle princesse amazone, ou dresseuse de lions enragés. Et l’on me dit que rien de tout cela n’existe, que rien ne me sera possible. Que je pourrais peut-être travailler dans le commerce ou dans le droit, et m’habiller correctement tant qu’à faire, et cesser de laisser ma chevelure en bataille ; histoire d’être jolie fille. Ils ne comprennent rien, ces gens, ces monstres, ces vieux : les créatures sauvages et libres ne se coiffent pas.
Mais tic-tic-tic, les yeux de l’hypocrite chat, le regard que porte sur moi l’hypocrite société me contraint. Et voilà, je passe la brosse dans mes cheveux. Bientôt, on me verra aider mon double à recoller le papier-peint. Tic-tic-tic, les horloges et la raison gagnent toujours.

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Mon char n'est tiré que par Epithume,
Thumos est mort, tué par l'amertume.
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Loli
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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mer 1 Fév 2012 - 19:51

Mort aux timides >< Je fais deux posts, un texte par post ça me paraît plus simple.

Texte de Fraisy :

Des hurlements de foule classés par ordre alphabétique embaumèrent l’air. Les horloges pleuraient et riaient et criaient et formataient le temps de leurs aiguilles rebelles, s’arrêtant parfois pour reprendre leur souffle, toutes en même temps, puis réitéraient leur litanie incessante au bout de trois secondes et vingt-huit millièmes de silence, pour être précis. Elles attendaient l’Heure. Elles patientaient, beaucoup étaient à l’avance, trop peu se donnaient le mal d’être ponctuelles. Le procès commencerait bien assez tôt.
Tout autour de la pièce, des rayures bordaient les murs et montaient la garde, empêchant toute fuite, silencieuses.
Enfin, Le Chat fit son entrée. Les spectateurs se turent le temps qu’Il s’installe et prenne ses aises. Il était impoli de rester debout lors de sa venue première, car alors on le dépassait largement de deux têtes. Tout le monde voulut bien s’asseoir tandis qu’Il ajustait ses effets à la moquette carrelée de la Justice. Ensuite, sur Son signe de tête, on se leva pour le reste de l’audience.
« Miaou », déclara-t-Il.
L’accusée, une jeune fille en robe blanche, pieds nus, avait été préalablement enchaînée à l’aide d’un des plus résistants poufs rouges en velours. Les gens frissonnait de la voir si sereine, accroupie dans cette prison écarlate. Sa peau semblait plus pâle encore que son vêtement, et ses longs cheveux noirs de bohémienne lui accordaient un air vulgairement sauvage. Seuls, ses yeux couraient sur les gardiens, de murs en murs. Elle ignora impitoyablement la remarque de Son Honneur.
En plus des curieux bruyants, du Chat et de la jeune fille, trois citoyens participaient à la fête. Un Avocat et son Client, ainsi qu’un témoin effrayé d’être encore vivant après le drame qui s’était produit. Le jugement commença sans attendre, en avance de cinq dix-neuvième de secondes.
Le massacre fut plutôt court, et assez présentable : l’Avocat, un ciseau marié à un autre, expliqua la situation, comment la fille avait fait exprès de tuer ce pauvre miroir innocent, et comment la mort de cette merveille de la nature avait rendu fous de tristesse ses frères miroirs, et comment son client entendait les cris de désespoir de ces miroirs, et comment les miroirs criaient à la Justice, et comment lui, l’Avocat, suppliait la mort de la fille pour que son client ne soit plus torturé par leurs supplications. Tout ceci fut déclaré très vite, dans les normes, et chacun applaudit : vraiment, comme cette comédie était réussie !
Le Chat pensa que l’Avocat avait raison, que le garçon semblait très perturbé par leurs cris silencieux, que cette tuerie méritait d’être punie, mais il lui fallait la preuve formelle que c’était bien cette fille la coupable. Il pencha la tête de côté.
L’Avocat avait pensé à tout, aussi présenta-t-il d’office son témoin, un crâne fort bel homme qui se vantait d’être encore en vie. On lui demanda son histoire, et il raconta. Oui, la fille était la coupable : on applaudit derechef.
L’accusée n’avait pas d’avocat. On ne s’en formalisa pas, on la condamna à mort, et tout le monde fut content. Les miroirs se turent, heureux d’avoir pu venger leur frère, et le Client retira les mains de ces oreilles…
C’était un petit garçon au joli minois printanier, aux lèvres bien dessinées, d’un rose bébé. Il resplendissait l’innocence et l’amour, de nouveau libre.
Alors, son regard croisa celui de la fillette.

Le serpent d’Eden n’avait plus de proie
Il pleurait, pleurait son innocence
Celle qu’il allait perdre,
Celle qu’il allait perdre.

Le serpent-symbole souffrait de regrets
L’Amour, l’Amour pour Elle l’avait tué
Ève le quitta,
Ève peupla la Terre.

Cupidon est un meurtrier
Cupidon a créé les Hommes.


C’en fut trop : l’amour n’était pas inclus dans le forfait touriste. Ève immola une brèche de gardiens sur un pan de mur, échappant à la mort, fuyant son amour, laissant derrière elle les morceaux gémissants de son pêché originel. Un miroir mourut.

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mer 1 Fév 2012 - 19:52

Texte de Poulette (il paraît que le début n'est pas un poème en vers libres mais bien une partie intégrante de la nouvelle, ça se défend.) :

Aran se lève
Aran se lave
Attrape ses clés son manteau
Marche dehors s’assied
Dans le métro
Les stations approchent
Le voyant s’allume
Rien ne bouge Le voyant
S’éteint les stations
S’en vont
Elle est
Partie.

Miromesnil
Aran se lève
Dit pardon
Dit merci
Tient la porte
Marche dehors
Marche dehors
Marche dehors
Il est 10 heures il est 11 heures il est midi rien
Ne bouge
Le métro s’en va sous la terre
Elle est partie
Aran va déjeuner
Manger
Du pain de l’eau du poulet du tabac
Manger
La pilule bleue
Payer
Il faut
Payer

C’est une salle une grande salle et les chaises sont en bois
Aran est là dans les gradins
La salle se remplit comme un ventre
Se vide
18 heures
Elle est partie
Aran se lève
Attrape son manteau
Marche dehors puis dedans
Aran attend
Aran attend
Il attend un métro
Qui ne veut plus venir
Alors il sort et marche dehors
Encore
Du froid très froid sur les lumières
Coupées par les jambes du pont
Aran sur le pallier
Les clés.


Elle est partie

Le micro-onde tourne
Aran adossé au velours
Ses yeux mangés par la télé
Essayer d’échapper à la nuit qui approche
Le velours rouge du canapé

C’est là que tout se fige et le temps ne passe plus
Car elle est là
La Nuit
Il-est-minuit-quatorze
Il-est-minuit-quatorze
Il-est-minuit-quatorze Non!
Je ne dois pas

Dormir

*


C’est une salle, une grande salle et les murs sont en vert. Aran semble perdu comme si c’était des arbres. Ce sont des arbres. Une forêt. Il y a des-yeux dans-les-buissons. Les feuilles sont froides et quelque part, il y a quelque chose qui respire. Il hurle Aran, mais sent bien que c’est vain, alors il court vers la lumière. Il va être sauvé et c’est alors qu’il se souvient. Il se retourne mais c’est trop tard, sa sœur est restée derrière lui et ses bras tendus disparaissent dans la fumée. Ca lui brûle les poumons, le casse en deux et la pluie se met à tomber.
« C’est vous qui avez fait ça?
- Oui, répond Aran en regardant dans son tableau le corps qui cabre entre les lignes d’horizons. C’est un cadavre aux cheveux rouges illuminé par trop d’espoir. Ses mains sont vieilles d’avoir trop vécu, cuites d’avoir trop brûlé, folles d’avoir attendu, trouées. Et à son côté droit, une bouche s’entrouvre, une voix murmure « Aran, Aran je t’en supplie, garde moi avec toi! »
- Je vous l’achète.
Aran a les yeux qui voudraient ne-pas-pleurer. Une main se pose sur son épaule.
- Tu as peur de la gloire?
C’est une voix qu’il connaît, une voix qu’il a aimée.
- Tu sais Aran, on a toujours besoin d’argent.
- Oui, souffle-t-il.
Alors le tableau disparaît et tout se brise dans les éclats d’un rire infernal.
Une femme a surgit du fond de la pièce verte. De son corps élancé comme une flamme changeante, on devine les formes sous sa parure de soie et ses cheveux bouclés, plus elle approche, plus ils noircissent, attachent à sa bouche les reflets superbes de la cruauté. De ses doigts longs et maigres elle empoigne le visage d’Aran qui hurle pétrifié jusqu’à redevenir un garçon et la femme une fille avec un sourire d’ogre, des yeux de chat-persan et une robe en coton, couleur de camisole. Elle bondit de partout et lacère les murs, foule le velours au pied en hurlant d’un rire froid.
Au-travers des éclats-de-miroirs qui jonchent le sol, il y a un métro qui passe. Aran tend les mains mais le reflet s’en va. Aran blêmit. Il a compris.

Le voyant s’éteint.




Parfois pour s’amuser les femmes de mes mirages,
Me lient aux pieds aux poings à de vastes portiques.
Elsa est brune et blonde, c’est un livre à mille pages.
Je veux mourir dans ses yeux hydroélectriques.

C’est une salle en hiver, toujours verte, toujours grande,
Les pendules au plafond s’entrechoquent en choeur.
Mon crâne est plein d’aiguilles et dans les yeux d’Armande
J’ai vu pleurer ma mère et trépasser ma soeur.

J’ai la tête en four micro-onde, laissez moi prendre le métro! Je veux oublier les rayures, et le velours de mon manteau!

Mais rien ne semble et tout est fait, lorsque l’on passe chez Charon, les arbres sont des pommeaux de douches et le gaz rampe entre leurs troncs.


Voilàààà ~
Perso j'adore tous vos textes, si je ne devais pas passer par des critères précis je ne saurais pas lequel choisir *O*

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Ven 3 Fév 2012 - 23:33

bon, puisque vous la jouez en mode carpe, moi je me lance :D

Bravo tout le monde c'est du grand art müchemüche (je sais pas trop si on a le droit de commenter publiquement avant l'avis officiel des juges donc je garde le silence dans le dout ;D)

Eh! Au fait, à propos de mon nombril;
first, j'aimerais bien savoir si quelqu'un a deviné qui était la fameuse "Elle" du "Elle est partie" (première partie de ma nouvelle ;) (indice: si je vous le demande c'est que c'est pas évident :p)
(je vous propose d'en parler par mp histoire de pas spoiler le topic :p)

then, merci à loli pour son mignon commentaire, je tiens juste à préciser que j'ai argumenté ma prise de parti et comme j'ai hyper envie de me faire lyncher, je vous offre une chance de me détester définitivement en chopant une bonne migraine à lire cet humble réquisitoire.
Vers l'infini et au delà B)

Spoiler:
 

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Bienheureux les fêlés, ils laissent passer la lumière
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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mer 8 Fév 2012 - 17:18

Je suis vraiment désolée, mais je suis débordée en ce moment, pas vraiment motivée ; et je galère à critiquer vos textes. J'essaie de vous faire ça avant de partir, mais en tout cas je ne pourrais pas faire la moyenne avant mon retour.
Poupoune et Seeya peuvent se charger des moyennes et du classement si elles veulent :)

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 11 Fév 2012 - 11:22

Voilà mes critiques, juste à temps avant mon départ ! ^^

Texte n°1 : Mooney

Le rythme et la fluidité : 6,5/10


Niveau rythme, j’ai trouvé la fin d’une rapidité décevante. Gérer si peu de mots, c’est dur, je suis d’accord ; mais tu avais de la marge (même en comptant le poème il t’en restait pas mal) alors pourquoi passer de l’enfant blessée dans ses rêves à la fille résignée avec une telle rapidité ? Ça tient presque de la contradiction, la façon dont tu dis que les créatures sauvages et libres ne se coiffent pas pour parler, deux phrases après, de la brosse qu’elle passe dans ses cheveux. Là où c’est vraiment dommage, c’est que ta chute en devient déstabilisante, mal amenée, et perd tout son impact.
Niveau fluidité, j’ai buté sur « dénuée de caractère », dans ton poème. J’ai eu beau le relire de nombreuses fois, le dire dans ma tête et à voix haute, j’ai coincé à chaque fois. Ce n’est pas question de syllabes, même la césure est pile au milieu, mais les mots en eux-mêmes coincent. Les deux voyelles à la suite dans « dénuée » par exemple. Le reste du texte était fluide, mais comme le poème introduit ta nouvelle, je n’ai pas pu m’empêcher de grimacer même si ce n’est qu’un détail.

La transmission d’une image : 9/10


L’image est là, je n’ai rien à dire ; on la voit à chaque ligne. Non seulement tu nous montres le papier peint déchiré et rayé, les horloges au plafond, la fille recroquevillée dans un coin et le chat, mais en plus tu nous rends l’atmosphère inquiétante et sinistre du dessin. On part avec l’image en tête, et on n’est pas déçus. J’ai aimé cette façon dont tu te l’appropries, aussi. Tu crées tes propres images à partir de celle imposée. Même si le passage sur les jeunes filles en fleur m’en a éloignée. Mais d’un autre côté ça fait un peu descriptif, je ne sais pas, tu es dans l’abstrait, sans action, tu vois ? Ce qui fait qu’on ne « voit » pas toujours.

La transmission des émotions, des sentiments : 8,5/10


Quel dommage que les poils croissent sur la peau juvénile… Autant je n’ai pas trouvé que ça abîmait la fluidité du texte, autant j’ai quand même bloqué dessus au niveau sentiment. Je trouve ça trop recherché, trop ampoulé, et pas assez naturel. « Trop. »
Pour le reste par contre, tu m’as soufflée. Ton langage soutenu et tes alexandrins n’empêchent jamais les sentiments de passer. Au contraire, ils n’en paraissent que plus forts ; j’appelle ça une prouesse. C’est bizarre. Tu parles d’une enfant qui ne veut pas grandir à la première personne mais tu emploies des mots d’adulte. Et ça passe tout seul. Ça crée un univers à part, surprenant, magnifique. Si la chute trop rapide abîme un peu cet effet, j’ai quand même trouvé les sentiments très bien exprimés.

L’importance des fautes et le respect des consignes : 10/10


Consignes respectées au niveau de nombre de mots, des mots à faire apparaître, du poème de dix vers. Quand aux fautes, je n’en ai pas vu. J’en ai peut-être oublié, on verra avec les autres jurés.

L’originalité : 8,5/10


Rien à dire là-dessus. Le contraste du langage et du sujet, l’idée exploitée, l’approche du sujet, le Chat Noir, le Lapin Blanc, l’image des horloges rondes comme des entités féminines… Surprenant, original, malgré le sujet un peu « classique » du passage à l’âge adulte. J’ai beaucoup aimé. \o/


Cela fait un total de 42,5/50.
Une note vraiment très bonne d’après moi, mais il reste encore deux critiques, ne t’emballe pas ^^



Texte n°2 : Frite-Acide

Le rythme et la fluidité : 7,5/10


« Le visage de Malo se fissura. Il ne manquait qu'une chose. Une personne.
Lowrali, pleurant face au vide de sa vie. Et de son cœur aussi. »
Six phrases courtes à la suite. Trois phrases non-verbales qui s’enchaînent. C’est beau trop, et ça abîme la fluidité.

« Il arrivait pas à l’oublier. »
L’absence de la première négation cloche avec le reste du texte et tombe comme un cheveu sur la soupe. Ça m’a bloquée.

« Celle des orangers »
J’ai trouvé ce vers un peu court. Tu appuies dessus du coup, ce qui est plutôt bien du point de vue de l’image, mais ça ne sonne pas bien.

Sinon j’ai trouvé ça un peu plus fluide que tes textes habituels (en général c’est ton point faible) et le rythme est très bien géré. Tu ne te précipites pas, malgré la limite imposée. ^^

La transmission d’une image : 7,5/10


Tu t’es totalement approprié l’image. Ce n’est pas un mal, même si j’ai eu du mal à la visualiser ; j’ai plutôt eu l’impression d’un texte conformé au concours que d’un texte inspiré par l’image, mais passons. En tout cas, Lowrali était là ; les orangers et sa mère en train de caresser le chat aussi. Je te félicite, j’étais sur le carrelage de la salle de bains, avec les cris de Léo ; c’était bien.
Mais POURQUOI mettre un texte d’à peine 600 mots au service d’un projet plus grand ? Nous, là, on n’a qu’un aperçu. Léo, Claudia, Malo : on ne les connaît pas. Et leurs relations, même avec Lowrali, ne sont pas bien traitées. Tu passes trop vite dessus, on a du mal à les visualiser. On ne sait pas quoi en faire, ce qu’ils font là. Ils nous perturbent. On se dit : « Oui, et… ? », on veut en savoir plus, mais on ne peut pas. Ça te dessert vraiment, je trouve, au niveau image et sentiments. :/

La transmission des émotions, des sentiments : 8/10

Comme je l’ai dit plus haut, c’est dur de s’émouvoir pour des personnages aussi complexes qu’on n’a pas le temps de connaître, à part Lowrali et encore. Et s’il n’y avait pas eu l’histoire du verger, la fin du poème, voir les quelques mots sur Léo, tu ne m’aurais pas vraiment touché. Je dis ça, mais en même temps il y a une sorte d’atmosphère qui se dégage de ce texte. Quelque chose dans la description de Lowrali. Je sais pas, sur le coup ça m’a rien fait, mais en y repensant il y a une sorte d’émotion diffuse…
Je pense vraiment qu’en creusant un peu tu pourrais nous émouvoir aux larmes. Là, c’est pas mal quand même. ^^

L’importance des fautes et le respect des consignes : 4,5/10


Niveau consigne, tout est respecté sauf la chose la plus dure : le nombre de mots. Il y en a six en trop. Presque rien, tu me diras. Mais on peut dire des choses très importantes en six mots, et je ne fais pas des consignes pour de l’à peu près. En plus, quand je vois les prénoms dans le dialogue, le « moi ? » inutile ou la profusion d’adjectifs, je me dis que tu aurais pu faire un effort ; il y a bien six mots supprimables.

Passons ensuite aux fautes :

« les horloges qui courraient »
Je pense que tu voulais mettre de l’imparfait : un seul r.

« sa peau lattée »
Ah, sa peau est couverte de lattes ? Dico à l’appui, je te confirme que ça ne veut rien dire.

« le cœur écorché à vif »
Je chipote, mais la véritable expression c’est « écorché vif » ou bien « à vif. » Pas ça.

« Malo mourrait. »
Ce n’est pas du futur, n’est-ce pas ? Un seul r.

« Une illusion qu’il avait enfermé »
Accord avec le COD, « que », mis à la place d’une illusion. Donc, enfermée.

« Des souvenirs amères. »
Masculin : amers.

Et puis si tu veux envoyer un manuscrit à un éditeur, il faudra te décider un jour à utiliser de vrais guillemets. ;)
La note est dure mais avec six fautes et un petit dérapage de consignes je peux pas faire mieux. \o/

L’originalité : 7,5/10


Un texte centré sur une fille. Bon. Ça n’est pas très original, même si j’aime ta manière de le traiter et les quelques idées qui enrichissent cela, qui le font passer du « cliché » au « vivant » : le carrelage de la salle de bains, les orangers… C’est pas classique à proprement parler, en fait. Mais ce n’est pas novateur, tu ne nous surprends pas. Dommage. C’est bien quand même.

Cela fait un total de 35/50.
Encore une fois, attends les deux autres critiques avant d’émettre un jugement. ^^



Texte n°3 : Herbe Folle

Le rythme et la fluidité : 9/10


C’est vraiment fluide, bien rythmé. J’aime la façon que tu as de nous livrer la clé de l’énigme : sans tergiverser, mais pas immédiatement non plus. Et puis les « Sors, sors. » et « respire, respire. » m’ont vraiment beaucoup plu. Phrases courtes, phrases longues… Tu gères. Néanmoins, dans ton poème :

« Les rayures de ton passé, brûlent, et lèchent âcrements, »
Je n’ai pas trop aimé les deux virgules autour de « brûlent ». Ce n’est pas bien grave, cela dit.

Et puis :
« Elle roule des yeux déments, s’arrache les cheveux. Elle enlève son manteau, découvrant un t-shirt blanc trop long sur une jupe droite marron fanée. »
Avoir une petite description physique, je ne dis pas… Mais par contre, le vestimentaire au milieu de sa détresse, ça casse tout.

La transmission d’une image : 9,5/10


J’ai été assez surprise par ton texte. Je m’apprêtais à râler parce que je ne voyais pas du tout l’image de base, puis il y a eu le poème. Et j’adore vraiment cette idée. Détourner l’idée de base dans le poème, rattacher l’image à un personnage mais nous la montrer quand même… Et les deux filles qui deviennent les deux sœurs. J’ai trouvé ça génial. Quant à la mer, le sable et les souvenirs des bouées ou d’Emmy en train de lire un livre, je les ai vraiment visualisés. Et une vision fugace de Prométhée au moment du poème. Bravo ^^

La transmission des émotions, des sentiments : 7,5/10


J’ai trouvé ton histoire assez poignante mais je me demande si ce n’est pas plus pour l’intrigue (qui m’a parue assez traumatisante) que pour tes mots. Je suppose que ça tient des deux, c’est vrai, mais on n’entre pas totalement dans l’esprit de Cath ; et la fin n’est pas évidente à comprendre, je trouve. Elle est sublime, mais un peu… Je ne sais pas. Le désespoir puis le sourire : on ne ressent pas réellement les deux. Sauf dans le moment où elle est dans l’eau. Alors là, j’ai trouvé ça parfait. Intense, presque réel. Et très beau.

L’importance des fautes et le respect des consignes : 4/10

Niveau consigne aucun souci, tu es loin de déborder (je savais que tu gérerais bien cette contrainte ^^) et les mots y sont. Niveau fautes par contre, quel dommage :/

« quel importance ? »
quelle

« s’il te plait »
Eh non, les accents ne sont pas en option… s’il te plaît.

« la première arrivée aux bouées à gagner. »
Ouille. C’est bien de se dire qu’un verbe à l’infinitif est toujours précédé d’une préposition… sauf que là c’est un participe passé, donc un auxiliaire. Ça fait deux fautes en une : « a gagné. »

« je suis sure qu’on a pied »
Je répète, les accents sont nécessaires : sûre.

« fait pas »
Impératif, deuxième personne : fais.

« J’espère qu’ils t’ont recalé. »
Accord avec le COD placé avant l’auxiliaire, « t’ », comme c’est féminin : recalée.

« L’eau envahie »
Il s’agit du verbe, et pas de l’adjectif, donc envahit.

« et lèchent âcrements »
Un adverbe est invariable, âcrement. ;)

Avec huit fautes, je ne peux pas vraiment te mettre une meilleure note.

L’originalité : 7,5/10


L’histoire de la noyade m’a parue assez originale, mais en même temps il n’y a pas d’étincelle de surprise, de nouveauté.

Cela fait un total de 37,5/50.
Pour être sincère j’aurais voulu te mettre plus, mais… le barem est le barem. :) Il te reste deux critiques. ^^



Texte n°4 : Fraisy

Le rythme et la fluidité : 6,5/10

« Des hurlements de foule classés par ordre alphabétique embaumèrent l’air. »
Tu commences mal, je trouve. On a du mal à comprendre le « classés par ordre alphabétique » qui sonne mal.

« vingt-huit millièmes de silence, pour être précis. »
Tu nous sors une belle image, cassée par le « pour être précis. » vraiment laid.

« celle qu’il allait perdre/celle qu’il allait perdre »
La répétition m’a bloquée.

« Eve le quitta »
Beaucoup trop court.

Le reste est plutôt fluide et le rythme bien géré malgré le peu de mots, la profusion d’adjectifs et les descriptions.

La transmission d’une image : 8,5/10


J’ai trouvé dommage que l’atmosphère sinistre de l’image soit complètement passée à la trappe. Mais l’univers décalé et burlesque que tu installes à la place est vraiment bien rendu, le reste de l’image est là, on visualise les ciseaux, le Chat (je pourrais te dire qu’un peu plus de description sur lui n’aurait pas été superflu mais ça serait cruel étant donné ta difficulté à obtenir le bon nombre de mots.) J’ai beaucoup aimé ce monde que tu créais et dans lequel tu nous plongeais.
J’ai quand même eu du mal à imaginer un pouf prison, sachant qu’on peut difficilement être enfermé dans un coussin. Oo Après j’ai plus ou moins compris, quand j’ai vu qu’il y avait des ciseaux et tout… ça m’a « ouvert l’esprit. » Mais sur le coup ça perturbe.

La transmission des émotions, des sentiments : 3/10

C’est le problème de ton texte. Je n’ai pas ressenti grand-chose, vu que tu n’évoques pas vraiment de sentiments que le lecteur puisse intérioriser. Le visage du témoin m’a laissé froide, tout comme l’indignation horrifiée des gens face au meurtre d’un miroir. J’ai été intéressée, j’ai apprécié les idées, parfois été amusée, mais sinon je n’ai pas ressenti grand-chose. :/

L’importance des fautes et le respect des consignes : 8,5/10


Des hurlements n’embaument pas l’air ; j’aurais choisi un autre verbe, même si cette petite absurdité colle au texte et peut difficilement être qualifiée de faute.

« Les gens frissonnait »
Pluriel, frissonnaient.

« Cinq dix-neuvième »
Ils sont cinq, non ? Dix-neuvièmes.

Et consignes sont respectées, même pour les mots ;)

L’originalité : 9,5/10


Rien à dire : procès avec Chat et ciseau, miroir mort et Eve, tu exploses des records ^^ Mais je peux difficilement mettre dix sur ce genre de domaines.

Cela fait un total de 36/50.
Comme quoi ça va être serré OO Mais… il reste deux critiques :)



Texte n°5 : Dark Poulette

Le rythme et la fluidité : 9,5/10


Je n’ai rien à dire sur ce domaine. Le début de ta nouvelle (le fameux passage du conflit ;D) est saccadé mais d’une saccade très maîtrisée qui nous plonge dans le texte et qui rythme tout. Sauf le paragraphe qui finit par « payer/il faut/payer » qui devient vraiment trop haché. Le vrai poème est, lui, très fluide. Et entre les deux, je n’ai accroché sur rien.

La transmission d’une image : 9/10


Tu as très bien réussi ce domaine malgré l’écriture particulière (ou grâce à elle ?). J’ai été plongée dans une sorte de tableau abstrait, puis le paysage familier du métro, et les chambres à gaz évoquées par le dernier vers. Tu as beaucoup évoqué la couleur verte, ce que n’ont pas fait beaucoup de filles, alors que ça me paraissait emblématique de l’image et que je m’attendais à le retrouver ; et dans le passage avec la femme aux cheveux noirs, elle m’a vraiment sauté aux yeux. C’est vraiment très bien. Peut-être, quand même, un peu trop « codé » des fois. :/

La transmission des émotions, des sentiments : 7,5/10


C’est là que le bât blesse… Ce n’est pas catastrophique, hein. Mais le côté très énigmatique de ton texte ne m’a pas forcément touchée. L’ambiance mécanique du début, monotone mais intense, très proche de la chanson « Pilule » de Saez d’après moi, est vraiment bien. Mais le reste, j’ai beau le trouver magnifiquement bien écrit niveau style, ça ne m’a pas touché des masses, peut-être aussi à cause de la taille. On reste un peu sur notre faim et dans le brouillard, en tout cas les lecteurs comme moi qui ne sont pas des pros du décodage. C’est quand même assez beau pour me remuer, cela dit, c’est juste que ce n’est pas assez.

L’importance des fautes et le respect des consignes : 8/10


Par rapport aux fameux guillemets, je me suis rendue compte que c’était pareil pour les autres filles. Mais elles n’étaient pas au courant et ont vraiment dû se conformer à cette consigne, plus la pénalité. Je pense notamment à Fraisy qui s’est forcée à faire pile poil, et tu me diras que deux guillemets c’est pas beaucoup, mais ça fait deux mots à supprimer. J’ai même enlevé des points à Frite, alors que ce n’était pas de vrais mots non plus. Sans compter qu’avec ton astuce des traits d’union, tu assembles des mots ; c’est pas de la triche, d’accord, mais si « chat-persan » et « éclats-de-miroir » sont un seul et même mot, pourquoi compterais-je que tu as mis « miroir » et « chat », les mots imposés ? Bref, pour ne pas tout fausser, je préfère te compter le dépassement.
J’espère que tu comprends. :)

Je prends également en compte le début de ta nouvelle. Je comprends ton point de vue, et je ne t’enlève pas spécifiquement de points, mais ça me pousse à tenir compte des « mots » en trop : ce que je veux dire, c’est que je t’aurais passé ça si ta nouvelle avait été irréprochable sur le reste, mais là je la trouve inotable, vraiment versifiée. On dirait un poème, style Prévert certes, mais un poème quand même. Et cette petite accumulation te coûte quelque chose sur la note.

« Aran est sur le pallier »
Avec deux l, c’est un verbe. Ici c’est palier.

« Garde moi »
Garde-moi. C’est pas grave mais pas en option non plus. ^^

L’originalité : 9/10

C’est pas le même genre d’originalité que le texte de Fraisy, mais c’est très original quand même. Toujours aussi décalé, surprenant, peut-être un peu moins que d’habitude quand même. ^^

Cela fait un total de 43/50.
Ah, tu prends la tête d’un demi-point ! Il y aura peut-être des écarts de note avec les autres critiques, cependant. ^^

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 11 Fév 2012 - 17:17

Poulette n'a pas une pénalisation parce que travail rendu en retard ? = DD (Mode "superbiatch que vous allez détestez" : ON.)

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 11 Fév 2012 - 21:21

Sérieux perdre des points à cause des fautes quoi --' En plus je l'ai fait relire X3
Mais merci <3

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Dim 12 Fév 2012 - 20:46

C'est marrant, mon classement des textes n'est pas mais alors pas du tout le même :p

@ Mooney: Mais je t'en prie, écris nous un poème baudelairisant en recasant les mots "four micro-onde" et "hydroécléctrique", on en reparle après ;D

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Lun 13 Fév 2012 - 0:10

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] a écrit:
C'est marrant, mon classement des textes n'est pas mais alors pas du tout le même :p

@ Mooney: Mais je t'en prie, écris nous un poème baudelairisant en recasant les mots "four micro-onde" et "hydroécléctrique", on en reparle après ;D

Challenge accepted.

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mar 14 Fév 2012 - 22:51

    Mouhahaha, me voilà 8) ! Désolée pour le retard, manque de temps oblige.
    Ah oui, et je reprends le barème de Loli aussi, histoire d’être plus... ‘logique’.






    Texte de Mooney :



    Le rythme et la fluidité : 7.5/10
    Comme Loli, j’ai trouvé dommage le passage trop rapide de la fille qui ne veut pas se laisser faire par la société d’aujourd’hui à la fille soumise qui se laisse aller et décide de se coiffer (même si « décide » n’est peut-être pas vraiment approprié vu qu’elle ne change quand même pas d’avis, elle est ‘contrainte’, d’après ce que tu nous décris là –ou ais-je sûrement mal compris ?- ).
    Et tant qu’on parle du texte... « Que je pourrais peut-être travailler dans le commerce ou dans le droit » ; j’ai trouvé cette phrase vraiment pas à sa place. Tout au long du texte, tu instaures une certaine ambiance, et puis j’ai reçu cette phrase comme un mur en pleine figure ; « dans le commerce ou dans le droit »... ça révèle bien l’aspect stricte, mais ça n’avait pas sa place ici. (de mon point de vue)
    Pour le poème, en revanche, le « dénuée de caractère » ne m’a pas franchement gêné, contrairement à Loli...
    Tes rimes sont correctes, la fluidité est là. J’ai bien aimé !


    La transmission d’une image : 10/10
    Tout était là ! Les horloges, la fille, le papier pain... Et je viens de me rendre compte que le chat aussi, faisait parti intégrante de l’image (alors autant pour moi) ^^’ !


    La transmission des émotions, des sentiments : 7.25/10 (le ,25 pour être chiante :D)
    Ce qui est bien, c’est que les sentiments sont présents dans le texte et dans le poème. Après, si on sépare « sentiments » et « émotions », je dirais que l’on voit/ressent moins d’émotions... Probablement le fait que ta nouvelle soit courte (ce qui revient sur le fait que tu avais encore de la marge que tu aurais dû exploiter ;) -). Mais sinon, c’est pas mal ; perso’, j’ai quand même bien vu le fait que cette petite fille soit terrorisée par le fait de grandir, mais je n’ai quand pas pu ressentir quoi que ce soit pour elle.


    L’importance des fautes et le respect des consignes : 10/10
    Aucune faute constaté, tous les mots sont là, consignes respectées ;)


    L’originalité : 9/10
    C’était parfait ! Enfin, rien n’est parfait, mais je dis ça pour que tu ais une idée approximative de ce que j’ai pensé de ton textes côté sujet exploité et tout le tralala... ;)

    Le total : 43.75/50 ! Comme le dit Loli, c’est une bonne note ;)





    Texte de Frite-Acide :







    Le rythme et la fluidité : 8/10

    J’ai trouvé ton texte bien fluide, il coulait, aucun problème pour ça ;).
    uste, comme Loli, j’ai buté sur l’absence de négation ici : « Il arrivait pas à l’oublier. » Ca fait moche, ça coince, ça bloque ; c’est dommage, parce que le reste est pas mal (côté rythme et tout le tralala)

    La transmission d’une image : 6.5/10
    J’ai eu du mal. Non pas que c’était mal écrit, hein, au contraire ! Seulement, on était dans le texte qu’à certains moments. Ce n’était pas tout le temps, et encore une fois, c’est dommage. De plus, même si les mots que tu devais insérés étaient bien là (mais là ça reste du côté de la consigne) pour faire rappeler ce dont tu devais t’inspiré, on ne voyait quand même pas l’image...
    Aussi :
    Lolilola a écrit:
    « Mais POURQUOI mettre un texte d’à peine 600 mots au service d’un projet plus grand ? Nous, là, on n’a qu’un aperçu. Léo, Claudia, Malo : on ne les connaît pas. Et leurs relations, même avec Lowrali, ne sont pas bien traitées. Tu passes trop vite dessus, on a du mal à les visualiser. On ne sait pas quoi en faire, ce qu’ils font là. Ils nous perturbent. On se dit : « Oui, et… ? », on veut en savoir plus, mais on ne peut pas. Ça te dessert vraiment, je trouve, au niveau image et sentiments. :/ »
    Pas besoin de te faire un dessin, Loli a tout dit à ce sujet, et j’approuve complètement : pourquoi !?

    La transmission des émotions, des sentiments : 7/10
    A cause du manque d’informations sur les personnages et l’histoire (même si en 600 mots c’est difficile de faire une description digne de ce nom), on a du mal à ressentir quoi que ce soit pour les perso... On ne sait pas pourquoi Claudia est partit, donc on n’a pas de pitié pour Léo en pleure dans la salle de bain ; on ne sait pas pourquoi Lowralie devrait partir (ou Malo), alors on s’en fiche un peu. On n’a pas le contexte de l’histoire. Mais je te rassure, ton texte me fait quand même de l’effet (= je veux dire, j’me suis pas non plus marré du sort de tes personnages).

    L’importance des fautes et le respect des consignes : 5.5/10
    Les 6 mots en trop... c’est dommage et des points en moins perdus inutilement !
    Et je ne vais pas m’amuser à reprendre toutes les fautes que Loli a mises, se serait inutile. Mais je n’en ai pas vu plus (prends ça comme une bonne nouvelle ! //SBAFFF//)

    L’originalité : 7.5/10
    Même note que Loli, mais pas pour les mêmes raisons ; moi c’est toujours le fait que l’on ne sait rien de ton histoire... On a juste l’impression que tu as pris une partie d’un roman, et que tu nous l’as lâché ici parce qu’il convenait... C’est dommage, encore une fois, parce que ça joue sur un peu tout !

    Le total : 34.5/50 ! Tu as bien plus que la moyenne quand même ! (Mais encore une fois, la prochaine fois ne tire pas un texte qui a la base doit devenir un romaaaaaan T___T ! C’est vraiment dommage, je le répète, mais c’est parce que ça a joué sur un peu tout pour moi...)



    Texte d’Herbe-Folle :
    Le rythme et la fluidité : 9,5/10

    « Les rayures de ton passé, brûlent, et lèchent âcrement »


    Je t’en supplie, enlève-moi ces virgules ! Elles cassent le rythme de ton poème qui était superbement bien parti.

    Mais sinon tout ton texte est vraiment bien, fluide, sans accros, bravo ^^

    La transmission d’une image : 8/10

    J’hésite entre te dire « bravo » ou alors te disputer fermement ( :p). Parce que les images sont vraiment là, j’ai était transporté par ton histoire, je visualisais vraiment bien chaque scènes, même celles qui se passaient dans la tête de Cath (tu me dis si je m’emmêle avec les prénoms >.<’). Pour ça, vraiment bravo ;). Par contre, même si tout est parfaitement claire, l’image dont tu devais t’inspirer ne m’est pas venu en tête une seule fois, je ne l’ai vraiment vu nulle part, si ce n’est que vaguement lors du poème... ce qui dommage.(tu remarqueras que je n’ai quand même pas trop sanctionné ça :p)

    La transmission des émotions, des sentiments : 8/10

    Moi j’ai particulièrement bien aimé ! Après, vient toujours la limite des 600 mots ; c’est un peu trop court pour pouvoir être complètement imprégné des personnages, mais comme c’est la consigne je ne vais tout de même pas pénaliser ça, ce serait sadique et injuste (mouahaha).

    L’importance des fautes et le respect des consignes : 4/10
    Pour cette partie je ne peux malheureusement mettre une note différente que celle de Loli ; c’est une évidence par rapport aux 8 fautes, je ne peux pas les faire disparaître =/

    L’originalité : 9,5/10

    Moi j’ai étais conquise, parce que l’idée m’a étonné, et c’est ça qui est bien : j’ai étais surprise du thème abordé (surtout vis-à-vis de l’image dont tu devais t’inspiré, vu que... je sais pas comme elle t’as inspiré pour que tu nous sortes un truc comme ça o__o )

    Le total : 39/50 ! Même si j’ai étais retissante au début parce que je ne voyais pas l’image de base, en relisant bien et avec du recule, ça m’a beaucoup plus !





    Texte de Fraisy :
    Le rythme et la fluidité : 8/10

    « Des hurlements de foule classés par ordre alphabétique embaumèrent l’air. »
    Je trouve le « classés par ordre alphabétique » inutile, du point de vue ou je ne le comprends pas vraiment... Ce sont les hurlements qui sont classés ainsi ?


    Sinon, tout coule, j’ai lus ton texte de façon bien agréable, ça m’a plu ^^


    La transmission d’une image : 9/10
    Il faut dire franchement que ton texte perturbe un peu ;) ! Enfin, perturbe... « intrigue » serait le bon mot ! Il me rappel encore plus Alice au pays des merveilles, et le « Miaou » du chat m’a fait littéralement explosé de rire x) ! (mais après je suis un peu spéciale, donc...) Les images sont bien passés pour moi, j’ai retrouvé l’image de base sans problème !

    La transmission des émotions, des sentiments : 6/10
    Plutôt mitigé pour ça. Y en a, y en a pas, c’est bizarre. J’arriverais pas vraiment à justifier ma note, parce que c’est... bwah, je sais vraiment pas quoi dire. (quand je dis que ton texte perturbe, hein ^^)

    L’importance des fautes et le respect des consignes : 9.5/10

    Lolilola a écrit:
    « Les gens frissonnait »
    Pluriel, frissonnaient.

    « Cinq dix-neuvième »
    Ils sont cinq, non ? Dix-neuvièmes.

    Pour « frissonnaient », OK. Par contre, « cinq dix-neuvième » s’écrit avec ou sans s, qu’il y en ait cinq ou pas ;) (je le sais parce que c’est ma prof de français qui me l’a dit quand je lui avais demandé pour une rédac’ !)

    Donc, je ne compterais pas ça pour une faute. Et comme les consignes sont respectées, ça te fait une bonne note ;)

    Et consignes sont respectées, même pour les mots ;)

    L’originalité : 9,95/10 (non je rigole, 10/10 :p)
    Ah non, moi je mets 10, sans problème ! Côté originalité, chapeau mademoiselle ;) ^^


    Le total : 42.5/50 ! (en attente des critiques de Seeya qui je pense va devoir départager :p)




    Texte de Dark Poulette :
    Le rythme et la fluidité : 7/10
    « Parfois pour s’amuser les femmes de mes mirages,
    Me lient aux pieds aux poings à de vastes portiques. »


    J’aurais enlevé la virgule, elle coupe le rythme je trouve.

    Bon, ton texte est franchement très spéciale Poulette, on va pas te le cacher x) ! (d’ailleurs faudra vraiment que tu me l’explique, je suis trop curieuse de savoir ce qu’il veut réellement dire).

    Or, j’ai... comment dire... afin disons que le début est... mon dieu Poulette t’es vraiment pas possible hein ! xD ; c’est, spéciale, « trop », spéciale,. Mais disons que j’ai pas vraiment accroché pour le début : par moment ça coulait, par moment c’était haché. Et le (vrai) bon texte (avec des phrases commençant par une majuscule et terminant par un point comprenant sujet verbe cod) n’était vraiment fluide que vers la fin. Mais c’était quand même pas mal, notamment le poème qui a rattrapé et que j’ai particulièrement bien aimé (malgré la virgule de trop :p)


    La transmission d’une image : 9/10
    Je ne sais pas si on peut réellement appeler ce que tu nous as transmis une « image ». On pourrait se croire dans un rêve, c’était bien (même si la fluidité n’était pas toujours présente comme je l’ai dis plus haut, ce qui est franchement remarquable).
    La transmission des émotions, des sentiments : 5/10
    (tu me pardonneras, hein ?) mais ton texte étant une vraie énigme, je n’ai franchement rien ressentis... De plus, j’ai enlevé des points à Frite parce que l’on ne comprenait pas trop son texte du fait qu’il sort un peu d’une idée de roman et que donc on ne comprends pas trop l’histoire... Or, toi, ton texte ne sort de rien à part de ta tête, et il reste carrément mystérieux ; on ne sait pas qui est Aran (si ce n’est qu’un humain), ni le « Elle », et on a du mal à comprendre le tout qui nous est quand même vachement flou au final... Alors je ne peux pas ne pas te pénaliser ça étant donné que je l’ai fait pour Frite...
    L’importance des fautes et le respect des consignes : 9/10
    Pour les fautes, Loli a tout relevé (enfin je pense). Mais pour le respect de la consigne... Je ne sais vraiment pas quoi mettre T__T. Mais étant comme vous en avez conclu Loli et toi (d’après ce que j’ai compris...) que ton... texte... du début était une nouvelle, alors je ne peux que mettre que les consignes ont été respectées...
    L’originalité : 9/10Rien que parce que parce qu’elle a des yeux hydroélectriques :p

    Je rigole. Ton texte est quand même vachement ‘original ‘ du point de vue... « construction » ^^




    Le total : 39/50 ! Mais je te dis quand même bravo, parce que pour sortir un texte comme ça, barème ou pas, chapeau !







    Vos textes sont vraiment bien les amies, Glükewunsche <3


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Seeya
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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 18 Fév 2012 - 19:30

Désolée pour le retard quelques ptits soucis de connexion ces temps ci :bisounours:

Mooney :

Le rythme et la fluidité : 8/10

J’étouffe, je faiblis peu à peu et je me deviens au fur et à mesure des tic-tic-tic des horloges ridées un cadavre.
Dois-je, pour survivre, me recroqueviller dans un recoin de ma cage, que vous avez recouverte de papier peint et laisser mon extérieur devenir l’être que vous voulez que je sois ?
Dans ces deux phrases là, tu étouffes ton lecteur.

Le rythme est toujours très bon, mais tu te perds parfois dans tes phrases, ça se ressent niveau fluidité. Revoir la ponctuation avec peut-être des phrases plus courtes parfois, ça pourrait être pas mal.
Le poème est excellent par contre niveau rythme, ça rebondit tout seul, on est porté, emmené, bravo.

La transmission d'une image. 10/10
Rien à redire là-dessus.

La transmission des émotions, des sentiments. 7/10

Les sentiments oui ils sont là, bien présents, mais j'a été tellement étouffée par certaines phrases qu'il m'est difficile de ressentir.

L'importance des fautes et le respect des consignes. 9/10
Pour les consignes c'est ok.
Pour les fautes, mon dico ne trouve pas "hypnotisantes", me semble que c'est hypnotiques.
Et ici : " et je ne veux pas de ces formes qui naissent, ces douleurs dans le bas-ventre et ces poils qui croissent sur ma peau juvénile"
Pas vraiment une faute, plutôt une maladresse sur la construction : tu commences avec une construction en "de ces" et tu abandonnes le "de" juste après.
"je serai comme elle" : Si ton "elle" se rapportent aux horloges il faut un s. Sinon j'ai rien dit.

L'originalité. 8/10
Le sujet est vu et revu mais l'approche que tu en a faites et très originale, un petit côté Alice aux Pays des Merveilles dans le poème (que j'ai particulièrement aimé !)

Total de : 42/50


Frite-Acide

Le rythme et la fluidité. 8/10
Peut-être parce que ça lui rappelait celui que sa mère caressait sans cesse, alors qu'elle la laissait se noyer sous l’odeur sucrée des orangers qui l’avaient finalement brisée. : Là ça coince.

La transmission d'une image. 7,5/10
L'image du sujet elle apparait dans la dernière partie du texte, dommage. On se perd un peu parfois.

La transmission des émotions, des sentiments. 9/10 .
Là c'est très bon, on voit sa douleur, on a mal pour lui, avec lui. Dommage pour le manque d'info, ça fait coincer niveau sentiments parfois.

L'importance des fautes et le respect des consignes. 5/10

6mots en trop.
Les fautes, loli' te les a listé

L'originalité. 8/10
Un texte tout en paradoxe, d'amour et de haine, ça c'est un bon point. Le mauvais point c'est le manque d'info sur les personnages, on s'implique pas dan ton texte.

Total : 37,5/50


Herbe Folle

Le rythme et la fluidité. 7/10
Le texte est un peu haché, j'aime pas les pavés sans espaces où y a pas la possibilité de respirer, mais là c'est l'inverse. Trop d'espace tue l'espace. T'as une phrase tu changes de paragraphe..
Les rayures de ton passé, brûlent, et lèchent âcrements, : Les virgules autour de brûlent sot inutiles.

La transmission d'une image. 10/1 0
Les images sont là, pas de souci sur ce point.

La transmission des émotions, des sentiments. 6,5/1 0
J'ai eu du mal à entrer dedans, trop de questionnement, de détour, pour que le côté sentiment puisse se développer.

L'importance des fautes et le respect des consignes. 4/10
Son crâne résonne, la déchire, comme si on la lardait de l’intérieur, comme si on la piquait de milliers d’aiguilles. : Pour moi le "la déchire" n'a pas sa place dans ta phrase.
Il n’y a personne sur la plage mais si on l’entendait, quel importance ? : mais même si*/ Quelle.*
Le reste des fautes, loli' les a listé ;)

L'originalité. 7/10 .
L'histoire de la noyade, etc c'est pas mal trouvé, mais la fin "tout finit bien, elle la pardonne et puis voilà n'en parlons plus", ça me plait beaucoup moins. Les questions du genre "Après tout n'étais ce pas sa place" ? Je trouve ça cliché, un peu bateau.

Total : 34,5/50


Fraisy

Le rythme et la fluidité. 9/10
Des hurlements de foule classés par ordre alphabétique embaumèrent l’air. : La phrase me plait pas, très maladroite je trouve, et commencer un texte avec une phrase maladroite c'est pas tip top.
Sinon j'aime bien le côté formel, solennel, et rien n'accroche dans tes phrases.

La transmission d'une image. 9/10
Un peu de mal parfois à bien distinguer tes images, du fait du léger manque d'émotions de ton texte.

La transmission des émotions, des sentiments. 9/10
Un peu plus d'expressions, de pensées, de verbes de sentiments, bref un peu plus de vie dans ton texte aurait été mieux. Là il est presque rigide, il aurait fallu l'assouplir un peu par de l'émotion.

L'importance des fautes et le respect des consignes. 8/10
Les consignes c'est ok, pour les fautes, vois le post de Loli', et :
un crâne fort bel homme : pas très français comme expression
le Client retira les mains de ces oreilles : ses*

L'originalité. 10/10
L'idée est très bien trouvée, la fin me laisse perplexe, je repartirais bien pour une ptite suite, ton texte me plait !

Total : 45/50


La poulette :

Le rythme et la fluidité : 8/10
Trop haché pour moi, j'ai vraiment eu du mal à certains passages, mais en dehors de ça rien à redire.

La transmission d'une image. 9,5/10
J'pinaille un peu, trop codé parfois, mais sinon c'est vraiment très bon sur ce point.

La transmission des émotions, des sentiments. 7/10
Un peu la même reflexion qu'à Fraisy, le texte est rigide (pas pour les mêmes raisons cependant) notamment au début.

L'importance des fautes et le respect des consignes. 6,5/10
J'ai vraiment du mal à tout compter depuis le début comme étant de la nouvelle, plus un dépassement de mot, quelques fautes, donc je pénalise. Et ta ptite triche sur les mots du genre "ne-pas-pleurer" j'aime pas trop ça.
Aran est sur le pallier : palier*
Me lient aux pieds aux poings à de vastes portiques : les* pieds les poings*, sinon c'est pas vraiment français

L'originalité. 8,5/10
Disons que c'est pas bien, mais de ta part j'en attendais pas moins, j'en attendais même un peu plus. Tu nous a tellement habitué à être surpris par tes textes, à plein de choses.. Là oui c'est original, mais tu aurais pu l'être plus te connaissant.

Total : 39,5/50

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 18 Fév 2012 - 19:38

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] a écrit:
C'est marrant, mon classement des textes n'est pas mais alors pas du tout le même :p

@ Mooney: Mais je t'en prie, écris nous un poème baudelairisant en recasant les mots "four micro-onde" et "hydroécléctrique", on en reparle après ;D

Pourquoi il faut toujours que tu me contredises ? XD Sérieusement la poule t'es pas jurée, ton avis fait plaisir mais ton classement, on s'en fout un peu.
Et comme personne ne te demandait d'écrire un poème baudelairisant en recasant les mots "four micro-onde" et "hydroélectrique", je pense que c'est pas très utile comme remarque. Mooney a raison, j'ai été gentille de te laisser jusqu'à lundi soir et de fermer les yeux, essaie d'être plus à l'heure la prochaine fois. ;)

Bref, je fais les moyennes demain, puis je rends le classement et je distribue les points ! Merci à toutes pour votre participation !

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 18 Fév 2012 - 19:44

Je double post déso', mais je préfére poster les moyennes et le classement à part de ma correction.


Mooney
: 42 + 43,75 + 42,5 = 128,25/150 = 42,75/50 de moyenne.
Frite : 37,5 + 34,5 + 35 = 107/150 = 35, 67 / 50 de moyenne.
Herby : 34,5 + 39 + 37,5 = 111/150 = 37/50 de moyenne.
Fraisy : 45 + 42,5 + 36 = 123,5/150 = 41,2/50 de moyenne.
Poulette : 39,5 + 39 + 43 = 121,5/150 = 40,5/20 de moyenne.


Classement



1.Mooney
2.Fraisy
3.Poulette
4.Herby
5.Frite



Bisounours
Félicitations et merci à tous pour votre participation !

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 18 Fév 2012 - 19:55

Oh, tu es un ange. Merci de m'avoir mâché le travail *O*
Je rajoute les points dès que je peux, bravo à toutes !

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Sam 18 Fév 2012 - 19:59

Je me joinds à vous : félicitation à tout le monde, c'était du beau travail [Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Dim 26 Fév 2012 - 13:54

Désolée de ne réagir que maintenant, j'étais en vacances sans autre accès à internet que mon téléphone. Brrrref.
Merci les gens, je suis vraiment touchée que vous m'ayez sacrée impératrice absolue du forum et des périphéries gagnante du concours ; les autres textes étaient très bons aussi. On peut rebaptiser le forum "Mooneyland" ? (Oui, bon, je sais, ça ne marchera pas, mais j'ai toujours rêvé d'avoir un forum à mon nom). J'vous aime.

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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Mar 6 Mar 2012 - 23:46

Bravo à toutes, vraiment ! :D Bravo Moon' Elia

À quand le prochain concours ??? :D
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MessageSujet: Re: Concours n°2 - TEXTES ET CRITIQUES   Aujourd'hui à 22:45

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